19.1.17

DjoK.O. !

Incroyable tremblement de terre à Melbourne ! IN – CRO – YABLE !!!!! On en rêvait, Denis Istomin l'a fait : battre le sextuple vainqueur de l'épreuve sur ses terres, dans un stade complètement en transe. Putain comme c'est beau !!! Le genre de nouvelle qui te fout direct le sourire au réveil, qui te motive presque à aller au boulot et qui te fait siffler dans les transports publics. Et à voir l'hystérie qui régnait dans la Rod Laver Arena au moment de la balle de match, inutile de dire que cette victoire surprise a ravi la très grande majorité des fans de tennis ! Preuve de plus que le coton-tige n'est pas du tout populaire, malgré ses vaines tentatives de plaire en faisant le pitre... N'est pas Federer qui le veut. 
 
Le Serbe prend donc une claque historique, quelques mois après sa sortie de route à Wimbledon. Mais ce revers à Melbourne est encore plus surprenant car il intervient dans son tournoi fétiche, deux semaines après une victoire convaincante à Doha, alors que la défaite à Londres pouvait – en partie – s'expliquer par sa décompression post-Roland Garros... Et surtout, surtout, il a subi cette déroute face à un Istomin sorti de nulle part, lequel avait d'ailleurs reçu une wild-card. L'Ouzbek, modeste 117ème à l'ATP, a sorti le match de sa vie pour s'offrir le plus bel exploit de sa carrière. Son orgasme XXL.
 
Cette défaite comporte évidemment plein de bonnes nouvelles : 1) Djokovic ne fera pas le Grand Chelem cette année ; 2) il reste à 12 Majeurs ; 3) il va perdre une montagne de points et ne redeviendra pas de sitôt numéro 1 mondial ; 4) on n'aura pas droit à un énième Djokovic – Murray en finale ; 5) le bas du tableau nous offrira un finaliste «surprise»... Quant aux joueurs du haut du tableau, de Murray à Wawrinka en passant par notre Rodgeur national, j'imagine leur moue heureuse quand ils ont appris la nouvelle.
 
Bref, cet Open d'Australie est déjà une réussite et on se réjouit de demain et des matches de nos deux compatriotes. Tandis que Rodgeur passera un test majeur dans un des chocs de cette première semaine, on compte sur Stan pour passer l'obstacle Troicki et continuer sa montée en puissance. On y croit !

9.1.17

Frankenstein et Joe Dalton annoncent la couleur...

Ben les gars, s'il y en a parmi vous qui avaient des doutes sur l'état de forme des deux immenses dominateurs du circuit ATP, je vous invite à regarder la finale du tournoi de Doha : vous serez rassurés... ou plutôt inquiets si vous êtes des supporters de Rodg et Stan. Alors qu'ils nous avaient habitué à nous offrir des finales de merde sans le moindre intérêt, Murray et Djokovic ont livré l'un de leurs plus beaux duels, si ce n'est le plus beau, dans ce crouille ATP 250 de Doha. Un peu comme si tu décides de mettre un smoking pour aller faire tes courses chez Denner ! Va comprendre...

Les deux joueurs étaient d'ailleurs presque hilares à la fin du match, comme s'ils étaient surpris d'avoir offert un tel spectacle pour ce tournoi finalement anecdotique, tandis qu'ils avaient proposé des daubes indigestes en finale du Masters, de Roland Garros et de l'Open d'Australie, pour ne citer que leurs dernières "grandes" finales... Mais voilà, en ce samedi 7 janvier, les numéros 1 et 2 mondiaux étaient au sommet de leur art et ont envoyé du très lourd sur le court central qatari. Inutile de dire que vu leur niveau de jeu, il faudra un petit miracle pour ne pas les voir de nouveau en finale le dimanche 29 janvier à Melbourne. Et même si Djokovic a dû sauver 5 balles de match en demi-finale contre l'imprévisible Verdasco, on le voit mal se faire piéger dans un match au meilleur des cinq sets. Mais j'espère évidemment me tromper, oh que oui...

Non content de m'être envoyé cette finale entre les sosies de Frankenstein et Joe Dalton, je me suis tapé l'intégral de la Hopman Cup diffusée en fin de matinée sur RTS2, si si ! Eh oui, 6 mois sans voir jouer le Maître, c'est comme si tu viens de terminer un régime vegan : tu es capable de bouffer n'importe quoi, y compris de la langue de sanglier ou du boudin blanc... Bref, je n'ai donc pas raté une miette de cette Hopman Cup qui fut une sorte d'hommage XXL à Roger Federer. Tous les spectateurs n'avaient d'yeux que pour lui, tous les journalistes ne s'intéressaient qu'à lui, tous les cameramen ne filmaient que lui, même quand il jouait du bongo en tribunes ou signait des autographes en coulisses, bref, ce fut une sorte de télé-réalité sur Roger Federer, le Dieu du tennis. Mention spéciale à
Kristina Mladenovic qui a déclaré haut et fort son amour pour le Rodg et qui a bien fait rire l'assistance. Plus que jamais, que le circuit sera fade quand le Bâlois aura décidé de ranger ses raquettes... 

Un dernier paragraphe pour parler de notre Stan national et, aussi, de leur Rafael Nadal. Les deux cogneurs n'ont pas atteint leur objectif à Brisbane et se sont fait sortir par respectivement Nishikori et Raonic, lesquels ont ensuite subi la loi de l'étonnant Dimitrov. Si l'on sait que le Vaudois est capable de sortir un tennis de malade durant un Grand Chelem et de mettre tout le monde d'accord, on doute que l'Espagnol puisse rivaliser avec les meilleurs à Melbourne... Un constat qui s'impose également pour le Maître, lui qui ne fera même pas partie des 16 premières têtes de série dans une semaine. Alors, Murray - Djokovic ou Djokovic - Murray en finale ? Les paris sont ouverts...

28.11.16

Messi n’y arrive pas, Del Potro si !

Eh oui, c’est peut-être un peu sévère avec le lutin du FC Barcelone et ce n’est pas forcément comparable, mais force est de constater que Juan Martin Del Potro a réalisé ce week-end ce que rêve de faire Lionel Messi depuis près de 10 ans : offrir à l’Argentine un grand titre international, et quel titre ! 

La Puce n’avait pas réussi à avoir ce supplément d’âme et de couilles en finale de la Coupe du Monde 2014 et à celles de la Copa America 2007, 2015 et 2016, perdues à chaque fois dans les pleurs et la détresse ; le géant de Tandil a lui parfaitement répondu à l’attente de tout un peuple et offre donc un premier Saladier d’Argent à son pays, après quatre échecs en finale. Que la fête a dû être belle dans leur vestiaire à Zagreb, dans les bars de Buenos Aires et dans les narines de Maradona !

Déjà héroïque en demi-finale face au futur numéro 1 mondial Andy Murray, à Glasgow qui plus est, Delpo a remis le couvert à Zagreb en signant un succès logique vendredi et un véritable exploit dimanche : mené deux sets à zéro par Marin Cilic, le vainqueur de l’US Open 2009 est revenu de nulle part et a fini par terrasser le Croate au terme d’un combat épique de 5 heures. Un match d’anthologie, une victoire pour l’éternité pour celui qui était encore… 1045ème mondial en février dernier ! J’ai regardé ce duel avec passion et ne pouvais qu’être content pour ce mec qu’on croyait fini, ce grand gaillard très sympa mais trop souvent blessé, trop souvent maudit, qui s’est donné les moyens de revenir et qui s’offre une seconde moitié de saison exceptionnelle, avec ce triomphe en Coupe Davis et sa médaille d’argent à Rio.

Cette victoire de l’Argentine, c’est aussi celle du noboby Federico Delbonis, lui qui avait conquis deux victoires en quart de finale et qui n’a pas tremblé au moment d’aller chercher ce point décisif, bien aidé il est vrai par un Ivo Karlovic aussi adroit que Gilbert Montagné en état d’ivresse… Cest également celle de Leonardo Mayer et Guido Pella, deux joueurs au palmarès famélique qui ont quand même ramené 6 points tout au long de cette campagne victorieuse, dont le cinquième contre la Grande-Bretagne pour Mayer.

Bref, ce fut beau de voir un pays de foot comme celui-ci se prendre de passion pour cette Coupe Davis. Ce fut magique de voir la rage des Argentins sur le court, l’excitation des supporters dans les tribunes et la folie de Maradona dans sa loge ! A l’image des Suisses à Lille en 2014, les Argentins ont régné en maîtres durant cette finale. Et plus que jamais, Diego Maradona est un sacré beau cinglé, l’une des plus belles légendes du monde du sport. Au contraire d’un Messi qui donne autant de rêve qu’un concert d’harmonica au marché de Noël de Montreux… 

Allez mon pote, cette fois je te laisse, bonnes vacances à toi et que la magie de la Coupe Davis perdure pour des siècles et des siècles !

21.11.16

The boss !

Plus de doute possible, Andy Murray est bel et bien le nouveau patron du tennis mondial. Un patron aussi souriant qu'un sergent-major à l'appel du matin, mais bon, on fera avec et de toute façon c'est toujours moins pire que le coton-tige... En cette semaine londonienne, le Britannique a poursuivi sa série de victoires (24 de suite !) et confirmé son statut de numéro 1 mondial en signant le parcours parfait : 5 matches, 5 succès dont une démonstration de force contre sa traditionnelle bête noire en finale. Le stade était en transe, Ivan Lendl a failli lâcher un sourire, la mère d'Andy a presque semblé sympathique et dans ma cabine y’avait de la joie aussi ! Car tu sais très bien que tout ce qui peut emmerder de près ou de loin Djokovic me rend heureux… Le Serbe ne remontera donc pas sur le trône avant un petit moment et le record de Rodgeur est pour l’instant moins menacé.

Sans Federer ni Nadal, cette édition du Masters a clairement manqué de saveur, de matches références (sauf un, j’y reviendrai) et ce n’est pas les présences folkloriques, pour ne pas dire inutiles, des Monfils, Thiem ou autre Goffin qui ont redonné des couleurs à ce tournoi. Le non-match de Nishikori en demi-finale est également à classer dans le rayon des hontes de ce tournoi. Quand tu es qualifié pour l’un des matches les plus importants de ta carrière et que tu joues en night session devant plus de 17'000 personnes, tu n’es pas capable d’offrir un autre spectacle et de gagner plus que deux jeux ? Pauvres spectateurs qui ont dû payer pour assister à cette véritable purge, à ce véritable Jean-François Copé

Heureusement pour les amoureux de la petite balle jaune, la première demi-finale entre Raonic et Murray a, à elle seule, sauvé le tournoi de l’indifférence totale. Un duel de malades entre deux joueurs en feu qui s’est conclu après… 3h38 de jeu, un record dans l'histoire d'un Masters. Un match de fou dans une ambiance électrique où l’Ecossais a sorti ses couilles sur le court et a notamment sauvé une balle de match dans le tie-break complètement dingue du troisième set. Rien que pour ce morceau de bravoure et la rage qu'il a affiché tout au long de ce thriller, le sosie de Frankenstein est un beau numéro 1 mondial.

La finale, elle, n’a pas atteint des sommets et ne deviendra donc pas LE match mythique entre Djokovic et Murray. Depuis trois ans, les deux dominateurs du circuit n’arrivent pas à être à leur meilleur niveau au même moment, d’où des finales à sens unique et sans la moindre émotion. La joie de l’Ecossais lors de la remise des prix était d’ailleurs tout sauf communicative… Le mec vient de gagner son 5ème tournoi de suite, son tout premier Masters en battant son pire ennemi, il est assuré de finir l'année au sommet du classement ATP et on dirait qu'il vient d'enterrer la moitié de sa famille... Ivan Lendl, merde, sors de ce corps ! 

Bref, la saison fut longue, les artistes – dont Stan – semblaient très fatigués cette semaine et je crois que tout ce petit monde est content de partir en vacances. Allez, vivement 2017 avec le retour plus qu’attendu du Maître et de Rafa. Putain comme ces deux monstres nous manquent !

9.11.16

Tous fans de Murray...

Désolé mon pote, j'ai brillé par mon absence depuis cette somptueuse finale de l'US Open, laquelle sera d'ailleurs la dernière finale de ce tournoi ouvert aux joueurs étrangers. Ben quoi ? Donald Trump n'a pas promis dans son programme de n'accepter que des joueurs au passeport américain (et blanc de peau) pour les prochaines éditions de l'US Open. Make American Tennis Great Again, c'était ça son slogan de campagne non ?

Plus sérieusement, il y a des choses à dire sur le monde du tennis depuis ce fameux 11 septembre 2016. Il y a eu le magnifique sauvetage de notre équipe suisse de Coupe Davis en Ouzbékistan, l'élimination attendue des Tricolores de Yannick – je ne suis plus magique – Noah, la qualification de l'Argentine grâce à un immense Del Potro, le forfait de Rafael Nadal pour le reste de la saison, le couac désormais habituel de Stan aux Swiss Indoors, la sortie de Roger Federer du Top 10 et, last but not least, l'incroyable accession au trône d'Andy Murray. Je dis incroyable car le Britannique accusait pas moins de... 8000 points de retard sur Novak Djokovic au lendemain de Roland Garros. La suite ? Un véritable festival de l'Ecossais qui, si l'on excepte le Masters 1000 de Toronto, l'US Open et sa défaite en demi-finale de la Coupe Davis, a littéralement tout gagné. Tout !

Couplée à l'écroulement du coton-tige, cette série de victoires permet au poulain d'Ivan Lendl de devenir le 26ème numéro 1 mondial de la petite balle jaune. Pas le plus offensif ni le plus charismatique c'est sûr, mais on déteste tellement le sosie de Joe Dalton qu'on est heureux pour le Britannique. Heureux pour le tennis qui a besoin d'une telle rivalité. Heureux aussi pour notre Rodgeur national dont le record de semaines à la tête du classement ATP est légèrement moins en danger. Légèrement car il suffirait que Murray merde à Londres pour que le Serbe reprenne les commandes et revienne sur le record des 302 semaines du Bâlois. A l'heure où j'écris ces quelques lignes, il manque 80 semaines à Djokonaze pour battre le record du Maître, ce qui est beaucoup et très peu à la fois, étant donné que seul Murray semble aujourd'hui en mesure de lui tenir tête...

Bref, félicitations à Andy Murray et pourvu qu'il reste tout en haut de la planète tennis le plus longtemps possible ! Premiers éléments de réponse dès lundi dans la grandiose O2 Arena où se déroulera le dernier tournoi de l'année. Un Masters que j'aurai la chance de commenter et où Stan The Man a hérité d'un tirage absolument infect avec Murray, Nishikori et Cilic, soit très mecs qui sont en pleine bourre en cette fin de saison. Quand tu penses que de l'autre côté tu as un dépressif qui se pose autant de questions que Patty Schnyder à la grande époque (Djokobite), un gaillard qui vient de déclarer forfait en demi-finale de Bercy (Raonic), un néophyte qui ne doit sa place qu'à l'absence de Nadal (Thiem) et un autre néophyte qu'on pourrait engager comme clown au Cirque du Soleil (Monfils), ben tu te dis que les deux groupes sont aussi équilibrés que les comptes du Servette FC sous Marc Roger... 

Allez, même si ça va faire bizarre un Masters sans Rodgeur ni Rafa, on se réjouit quand même et on espère que Stan et... Murray bien sûr nous donnent du rêve !

12.9.16

EMPIRE STAN BUILDING !!!!!

EMPIRE STAN BUILDING, voilà comment il faudrait rebaptiser la plus haute tour de New York !!! Il faudrait non seulement la rebaptiser mais également la repeindre en rouge et blanc, y installer une réplique du Cervin sur le toit et diffuser le cor des Alpes dans les ascenseurs ! Car Stan, pardon, Monsieur Stan Wawrinka, en ce 11 Septembre forcément symbolique, est devenu un monument à Big Apple. Dans ce pays attaché aux super-héros, le Vaudois mérite d'être surnommé Batstan, Ironstan, Spiderstan, King Stan ou encore Stansby le Magnifique !!!
Putain mon pote, je peux te dire que c'est cerné et exténué que j'écris ces quelques lignes, n'ayant pas réussi à trouver le sommeil avant 6 heures du mat, encore complètement excité par ce match d'anthologie durant lequel je me suis bouffé les ongles comme rarement. Encore une fois, Stan nous a totalement bluffé et prouvé qu'il n'était pas fait du même bois que tout le monde. Le Vaudois avait marqué les esprits en remportant ses deux premières finales de Grand Chelem face au numéro 1 mondial du moment, il a encore renforcé son mythe en atomisant la muraille Novak Djokovic avec classe, autorité et panache. 3 sur 3 : mais quel pied les mecs et quel divin cadeau pour les 10 ans de mon blog, merci Papa Stanoël !!!
A l'image de son chef d'oeuvre à Roland Garros en 2015, le bison a joué en patron, dicté le jeu et géré les moments chauds tel un grand champion, tel un extraterrestre. Combien de balles de break sauvées face au joueur qui, faut-il le rappeler, est considéré comme le plus fort dans ce domaine ? Dans la tête, Stanimal a été plus solide que jamais. Sans vouloir remuer le couteau dans la plaie de notre Rodgeur national, le Vaudois a réussi à faire ce que le Bâlois avait complètement raté l'année dernière au même stade de la compétition : ne rien lâcher sur les balles de break et saisir la moindre occasion sur le service adverse. Je vibre encore en pensant à la fin des deuxième et troisième manches. Tellement fort !
Le quatrième set, de son côté, fut plus un pensum qu'autre chose. La faute à un Novak Djokobite pathétique, truqueur et clairement scandaleux. Ce petit monsieur est au fair-play ce que Rocco Siffredi est au romantisme, ce que Nabilla est à la littérature. Quand on est numéro 1 mondial et qu'on a déjà gagné 12 Majeurs, qu'on joue la finale de l'US Open face à un soi-disant pote, ne peut-on pas se comporter autrement ? Ne peut-on pas montrer un peu de fierté et de dignité dans la défaite ? Comme par hasard, les deux pauses pédicure sont arrivées au moment où Stan lui dansait sur le ventre. Comme par hasard, le Serbe a continué à jouer, à courir, à frapper fort, tout en faisant ses grimaces et en boitant entre les points. Ne va pas me dire que ce n'était pas pour déstabiliser son adversaire... D'ailleurs, que serait-il arrivé si Djokocon avait concrétisé ses balles de break à 3-1 ? Bref, Stan a été très fort face à cette situation ô combien compliquée. N'importe quel autre joueur aurait probablement craqué et perdu le quatrième set - puis le match - face au show grotesque du coton-tige.
Allez, une chose est sûre après ce jour de grâce : Djokonaze nous a de nouveau démontré qu'il était l'antithèse d'un grand champion tandis que Stan renforce encore plus sa légende, sa stature, son aura et sa place dans l'histoire du tennis. Avec trois tournois du Grand Chelem dans son escarcelle sur quatre possible, le numéro 3 mondial peut désormais rêver de Wimbledon et, bien sûr, d'autres grands sacres. Depuis 2014 et son avènement à Melbourne, le natif de St-Barthélémy est tout simplement le joueur le plus titré en Majeur après le sosie de Joe Dalton.
Bref, bravo et merci pour tout mon gamin, tu es le roi de New York, le prince de l'Amérique et, surtout, notre super-héros !! Toute la Suisse, y compris Rodgeur, te remercie et te vénère. Tous les amoureux du tennis, du beau et vrai tennis (pas celui de Djoko donc), aussi. The world is yours, Stan The Man.  

11.9.16

Jamais deux sans trois ?

Putain les mecs, c'est trop fort !!!!! Quel plus beau cadeau pouvais-je rêver pour les 10 ans de mon blog ? Le Père Noël s'appelle Stan et m'a donc offert une nouvelle finale de Grand Chelem avec un Suisse, ce qui devient une jouissante habitude ! Mis à part durant la maudite année 2013, cela fait depuis 2003 (!) qu'un de nos compatriotes arrive au moins au dernier stade d'un tournoi du Grand Chelem pendant une saison. C'est dire si on a le cul bordé de nouilles et s'il faut profiter à fond des moments uniques qu'on est en train de vivre ! Quand Stan et Rodgeur auront quitté le circuit, ce qui j'espère arrivera le plus tard possible (comme ma crise de foie et la fin de mon célibat), on repensera à cette période dorée avec une immense nostalgie... "Tu te souviens quand Federer et Wawrinka squattaient le top 4 mondial et les finales des Majeurs?" "Heeeeuuuuu oui, ça paraît si loin, maintenant que le premier Suisse pointe au 248ème rang à l'ATP..." se dira-t-on peut-être en 2020 ou 2021...

Je n'ose pas imaginer la déprime... Mais bon, on n'y est pas encore (loin de là même) et ce qui nous attend ce soir est tout simplement grandiose : une finale Djokovic - Wawrinka dans le plus grand stade du monde, revanche de la mythique finale de Roland Garros 2015 ! Une rivalité entre le Serbe et le Suisse qui est d'ailleurs gentiment en passe de devenir marquante, pour ne pas dire plus, dans le monde de la petite balle jaune. Après leur face à face mémorable de Melbourne (2 fois), Paris et New York, les deux potes - car oui, ils s'apprécient - se retrouvent une nouvelle fois dans un grand rendez-vous. Franchement, on pouvait difficilement rêver mieux pour clore ces quatre levées du Grand Chelem.

L'enjeu sera énorme pour les deux joueurs : un 13ème Majeur et un nouveau Petit Chelem pour le numéro 1 mondial ; un premier US Open et 3ème Majeur en autant de finales pour notre Stan national. Inutile de dire que le défi qui se dresse devant le gamin relève, comme il l'a lui même avoué, du défi ultime : battre un Novak Djokovic qui arrive à cette finale frais comme une rose, tel un fonctionnaire qui débarque à l'apéro après un vendredi après-midi de "travail". Le coton-tige a en effet gagné trois matches sans jouer (ou presque) et a eu pour principal adversaire jusqu'ici un certain Gaël Monfils, qui fut aussi crédible en demi-finale qu'un discours de Christophe Lemaitre écrit par Franck Ribéry. De son côté, Stan The Man est passé à un point de l'élimination au troisième tour avant de monter en puissance face à Del Puerco en quart et Nishisuhsi en demi. Quoi qu'il en soit, comme à Paris l'an dernier, il faudra certainement "le plus grand Wawrinka de tous les temps" et un Djokobite un peu nerveux ou tout du moins contrarié pour espérer une 5ème victoire du Vaudois en... 24 matches face à Nole.

Allez, on y croit les amis et on va tous vibrer ce soir dès 22h derrière notre écran de télévision ! Et lundi matin, j'espère qu'on aura tous une bonne excuse d'avoir la tête dans le cul... Come on Stanimal !!!!!!