18.2.18

L'Everest aux Pays-Bas !!!

NUMBER ONE !!!!!!!!!! Le Dieu Roger Federer est donc de retour sur le trône, sur son trône, tout en haut de la planète tennis, au sommet de son art, de sa gloire et de sa splendeur. De sa divinité. «A sa place», comme l'a titré L'Equipe dans son édition de samedi, laquelle débute par un magnifique édito où le Bâlois est considéré – à juste titre bien sûr – comme le plus grand sportif de tous les temps. «On a eu beau fouiller, aucune icône d'un sport mondialisé n'a étendu son règne aussi longtemps», écrivent-ils entre un hommage grandiloquent et une envolée dithyrambique.

Non, aucun autre athlète, aucun autre sportif n'a réussi un pareil tour de force. Personne n'a su être le meilleur dans son domaine en janvier 2004 et le redevenir... quatorze ans plus tard. Personne. A titre de comparaison dans le domaine sportif : t'imagines qu'à l'époque où le Maître a pris pour la première fois le pouvoir sur le circuit mondial, Hermann Maier dominait le cirque blanc, Pavel Nedved était Ballon d'Or, Chapuisat et Frei menaient l'attaque de la Nati alors que, dans le top ten, il y avait des joueurs de son âge comme Roddick, Ferrero ou Nalbandian ? Tous ces sportifs sont aujourd'hui à la retraite, postent des photos de leurs enfants sur Instagram ou sont consultants pour des chaînes de télé. Rodgeur, lui, continue d'empiler les trophées et les records, de traverser les générations et de marquer la grande histoire de son sport au fer doré de sa classe. Sa classe federesque. Et je milite publiquement pour que cet adjectif entre dans le Larousse !
 
Ainsi donc, après avoir décroché le Graal une première fois le 30 janvier 2004, une deuxième le 5 juillet 2009 et une troisième le 8 juillet 2012, l'homme de tous les superlatifs s'offre un quatrième séjour dans le fauteuil du patron dès le 19 février 2018, à 36 ans, 6 mois et 11 jours. La grande histoire retiendra que c'est aux Pays-Bas, nation connue pour être située sous le niveau de la mer, que Rodgeur a atteint l'Everest tennistique ; la petite histoire retiendra qu'il y a gagné son 97ème titre face à un Dimitrov une nouvelle fois hyper décevant, balayé en 54 minutes (pauvres spectateurs...) et qui n'a de Baby Federer que le Baby. On retiendra aussi les émotions et la cérémonie de vendredi soir durant laquelle le Maître
– rayonnant a reçu un trophée en carton confectionné par des élèves de deuxième primaire. Mais on allait quand même pas demander à des Bataves de réaliser un trophée en diamant brut...

Trois titres du Grand Chelem et la place de numéro 1 mondial, voici le bilan du Rodg depuis son retour en janvier 2017. Quoi qu'il arrive désormais, que le Maître reste quatre ou cinquante semaines sur le trône, qu'il gagne zéro ou six Majeurs, sa fin de carrière restera comme son chef d'oeuvre absolu, sa signature divine, son empreinte magique. On a adoré sa domination sans partage – terre battue exceptée – entre 2004 et 2009 ; on a appris à souffrir avec lui durant l'ère du Big Four entre 2010 et 2016 ; on est aujourd'hui en extase face à cet ultime sursaut d'orgueil, ce retour magistral du Phénix, ce dernier tour de piste au scénario aussi jouissif qu'improbable. A l'image de la Coupe du Monde 2006 de Zidane, sans le coup de boule et avec le titre au bout. Une carrière en trois chapitres qui méritera, lorsque le rideau sera tombé et que les larmes auront séché, un triptyque au cinéma.

Ma joie est immense, mon émotion toujours très vive et jamais je n'aurai pensé, moi qui baigne dans le tennis depuis ma plus tendre enfance, que ce sport puisse avoir un jour un tel ambassadeur. Qu'un homme puisse repousser à tel point les limites de ce sport. Qu'un compatriote puisse devenir une idole planétaire. Et que je puisse un jour échanger des what's app avec Dieu. 

12.2.18

A trois matches du trône !

C'est évidemment LA nouvelle de la semaine et ça fait déjà frémir tous les fans de la petite balle jaune : Roger Federer a décidé de s'aligner au tournoi de Rotterdam et (de tenter) de chiper cette place sur le trône à son éternel rival. Il lui faudra donc trois «petites» victoires, six sets ou trente-six jeux afin de devenir le plus vieux numéro 1 mondial de l'histoire et d'ajouter une énième ligne dorée à sa somptueuse légende. La fenêtre est trop belle, le champ de tir trop parfait et Rodgeur, en fin sniper, a mille fois raison de sauter sur l'occasion. 

T'imagines l'excitation qui doit régner à Rotterdam et la tête du directeur du tournoi quand il a reçu le téléphone du plus grand joueur de tous les temps ? «Bonjour, c'est Roger Federer, j'aimerais participer à votre tournoi...» «Heu... c'est qui ? Roger Federer ?!? Oui oui, et moi c'est Elvis Presley ! Allez, merci pour le gag et à bientôt...» Eh bien non, ce n'est pas un gag Monsieur le Directeur, l'homme aux 20 tournois du Grand Chelem (comme c'est bon de l'écrire !) sera bel et bien présent et les organisateurs doivent crouler sous les demandes de billets et d'accréditations à l'heure où j'écris ces quelques lignes. D'un crouille ATP 500, ce tournoi est devenu l'événement tennistique du mois de février, et ceux qui ont eu la bonne idée d'acheter des billets pour la semaine pourraient bien faire des affaires au marché noir... 

Roger Federer à Rotterdam, c'est l'action Apple après le lancement du premier iPhone, c'est le PSG après l'arrivée des Qataris, c'est Emily Ratajkowski qui sonne à ta porte un samedi après-midi, c'est les Rolling Stones qui demandent à venir jouer au Venoge Festival ! Bref, c'est un peu comme si un mec ouvre un boui-boui dans la banlieue de Madrid et que, le jour de l'inauguration, Cristiano Ronaldo l'appelle pour réserver une table... 

Clin d'oeil du destin, le Maître – s'il gagne ses deux premiers tours – pourrait retrouver un certain Stan Wawrinka en quart de finale dans un derby suisse qui vaudra très cher, surtout pour Rodgeur, dont les mots ont le mérite d'être clairs : «Jouer la première place mondiale vendredi contre Stan Wawrinka, cela sera comme disputer la finale d'un tournoi du Grand Chelem !» On n'y est pas encore et pour se frayer un chemin vers l'Everest tennistique, le sommet de l'Olympe, vers cette place sur le trône qu'il n'a plus occupé depuis le 4 novembre 2012 (!), le Bâlois devra d'abord écarter Bemelmans avant un huitième de finale contre Khachanov ou Kohlschreiber. Tu me connais, autant je me tape des Jeux Olympiques comme de mon premier rendez-vous chez le dentiste, autant je ne raterai pas une miette du tournoi néerlandais et de ces trois duels qu'on peut d'ores et déjà qualifier d'historiques. Oui, je m'enflamme, je ne tiens plus en place et, pour tout te dire, je suis à deux doigts de réserver mon billet d'avion pour Rotterdam !

28.1.18

La vingtième symphonie du Maître

En larmes les mecs, en larmes !!!!!! Comme des millions de fans à travers le monde, comme la plupart des veinards présents dans la Rod Laver Arena, comme son entourage, ses coaches, sa famille, comme toi je pense, ô fan invétéré du Dieu Rodgeur, j'ai pleuré à chaudes larmes en ce dimanche 28 janvier 2018. Pleuré parce que les images était trop belles, l'émotion trop forte, la joie tellement intense. Pleuré parce que la réalité dépasse la fiction, parce que le temps s'est arrêté en cette nuit divine, parce que le conte de fée, la fable magique Roger Federer nous touche et nous émeut au plus profond de nos coeurs. Alors dimanche j'ai chialé comme un gosse devant son idole. L'idole de tout un peuple.

Roger Federer fait partie de nos vies, on l'aime comme un ami, un proche, un frère. On a tous un souvenir marquant d'une de ses victoires qu'on a célébré à grands coups d'accolades et de chants avec nos potes. On a tous grandi à travers ses triomphes, ses records, ses changements de look, ses défaites, ses périodes de doutes. Comme les Français l'écrivaient à propos de Johnny Hallyday, on a tous en nous quelque chose de Federer. 

Cette volonté de prolonger la nuit.
Ce désir fou de vivre une autre vie.
Ce rêve en nous avec ses mots à lui.

20 tournois du Grand Chelem les amis, 20 !!!!!!!!!!!!!!!!!!!! (Oui, ça mérite bien 20 points d'exclamation, 20 shots et 20 bouteilles de champagne, et bien plus encore...) Le Maître a donc soulevé son vingtième trophée majeur dans le ciel de Melbourne et défonce encore plus les portes de l'irrationnel, de l'impossible, du surnaturel. Les portes de son propre mythe. On peut comparer sa carrière à une symphonie, une collection, un chef d'oeuvre. A la symphonie de Ludwig von Beethoven, à la collection de Léonard de Vinci, au chef d'oeuvre de Victor Hugo. Rodgeur n'a plus de semblables dans le monde du sport, alors autant essayer de lui en trouver dans le monde de l'art ! 

Oui, le GOAT est au-dessus de la mêlée avec ce vingtième titre en Grand Chelem, au-dessus de toutes les étoiles sportives. Devant les Pelé, Michael Jordan, Mohamed Ali, Usain Bolt, Michael Phelps, Michael Schumacher ou autre Jack Nicklaus... En atteignant ce nombre mythique de 20 Grands Chelems à 36 ans et demi, Sa Majesté Rodgeur a explosé le dernier plafond de verre qui lui résistait. Reste encore à aller chercher cette place de numéro 1 mondial qui lui tend les bras, histoire de parachever sa symphonie et d’ajouter une nouvelle ligne dorée à son incroyable légende !
Vivre pour le meilleur...

Après des demi-finales aussi infectes que le nouveau logo du Lausanne-Sport et un tournoi globalement décevant, la finale a – heureusement – sauvé un peu les meubles. On espérait un beau combat, on rêvait d'un match en cinq sets, ceux-ci ont bel et bien eu lieu. A des années lumières du chef d'oeuvre de 2017, bien sûr, mais cette finale a quand même largement tenu ses promesses et apporté son lot d'émotions. Notamment à la fin du deuxième set et surtout au début d'un cinquième set irrespirable avec ces deux balles de break sauvées par le roi Rodgeur. Nul ne sait ce qu'il serait arrivé si le Croate avait concrétisé l'une de ses deux occasions et gagné ainsi un sixième (!) jeu de suite... Dans les cordes, bousculé par un Cilic en pleine bourre, le Maître aurait-il craqué ? Personne ne le sait et à vrai dire on s’en branle... Tout ce qu'on sait aujourd'hui, c'est que la suite ne fut qu'une formalité, une puissante jouissance jusqu'au Graal !
Que je t'aime, que je t'aime. Et je vais arrêter ici de citer du Johnny, tu vas me prendre pour Pascal Droz... 

Allez, même en ce jour de plénitude totale, je vais quand même faire mon éternel grincheux et regretter que les organisateurs de l'Open d'Australie (ou les dirigeants de l'ATP...) n'aient pas pensé à célébrer ce vingtième historique. Aucune vidéo diffusée sur les écrans géants, aucun chiffre 20 projeté dans le stade, aucun feu d'artifice, aucune surprise, rien. Dommage et ô combien décevant ! Le plus grand tennisman de tous les temps aurait mérité un hommage plus vibrant que ces simples discours... Malgré leurs défauts, les organisateurs de Roland Garros avaient, eux, au moins eu le bon goût de mettre sur pied une magnifique célébration pour la Decima de Rafael Nadal. Et moi qui croyais que les Australiens avaient de l'imagination et des idées... Bref, passons.    

Wimbledon 2003 – Australian Open 2018... 16 ans et 20 titres majeurs, du premier sacre contre Philippoussis à cette apothéose contre Cilic en passant par ces duels de légende contre Agassi, Roddick,
Nadal ou Djokovic. Roger Federer, seul tennisman sur terre à avoir traversé trois générations en continuant à gagner, à évoluer, à impressionner, et en ayant toujours gardé intact ce plaisir de jouer. Federer défie le temps, la nature, l'Histoire. Comme dirait un pote : quand j’ai envie de communier avec Dieu, pas besoin d’aller à l’église, je me pose devant la télé et regarde Federer. Bref, merci Rodgeur pour ces 20 Majeurs, merci pour ces émotions à la pelle, ce bonheur à profusion, cette joie unique. Merci, tout simplement, d'être de la même époque que nous. Rien n'aurait été pareil sans toi, rien !!!   

24.1.18

Trop beau pour être vrai...

Oui, cela semble être trop beau pour être vrai et, même dans nos rêves les plus dingues, on n'aurait jamais pu imaginer un tel scénario ! A l'image de l'édition 2017, cet Open d'Australie 2018 – qu'on trouvait insipide et banal jusqu'à lundi – est devenu en l'espace de 48 heures complètement renversant, incroyable, hors du commun, sans queue ni tête, sans logique ni favori, bref, fou fou fou ou plutôt chung chung chung ! Dans la droite lignée des derniers US Open et Masters...  

Ainsi donc, trois des principaux favoris sont tombés de manière totalement improbable : tout d'abord Novak Djokovic, balayé en trois petits sets par LA sensation du tournoi, j'ai nommé Hyeon Chung, un doux mélange entre Guillaume Raoux pour les lunettes, Michael Chang pour le physique, ma nièce de 12 ans pour les boutons et... Novak Djokovic pour le jeu de défense. Après avoir éliminé Zverev et le coton-tige, le Sud-Coréen a corrigé le tout aussi inconnu Sandgren et offre la première demi-finale de Grand Chelem à son pays. Historique.

Alors qu'on pensait assister à un mardi tranquille avec les qualifications attendues de Nadal et Dimitrov, le ciel est de nouveau tombé sur la tête des favoris. Et plutôt deux fois qu'une ! Premier choc avec le couac de Baby Federer contre l'étonnant Kyle Edmund, le joueur qui a la particularité d'avoir disputé ses cinq premiers matches sur cinq courts différents (passant de l'anonymat du court no 13 aux milles projecteurs de la Rod Laver Arena...) et qui a été mené deux sets à un dans ses premiers et troisième tours. Un mec qui, tel un un bon Britchon devant une pint de Guinness, a de la ressource et du coffre... Quant à Dimitrov, finalement aussi décevant qu'un Zverev, un Goffin ou un Thiem, il a encore toutes les peines du monde à confirmer les immenses espoirs placés en lui lors des Majeurs, et cette gifle doit le faire méchamment redescendre sur terre. 

Autre gifle reçue, celle de Popeye contre un Marin Cilic en feu et par moments hystérique... Clairement l'un des gros matches de cette quinzaine, enfin, avant que le Majorquin jette l'éponge à cause de sa blessure à la cuisse et laisse évidemment un goût d'inachevé à ce match qui commençait à atteindre des sommets. La Momie n'est pas encore guérie, quitte le tournoi la mort dans l'âme et, pour tout te dire, je dors désormais bien plus sereinement, sachant que Nadal restera à 16 Majeurs jusqu'au mois de juin et son onzième Roland Garros...

A tout Maître tout honneur, concluons ce post en évoquant le quart de finale piégeux mais victorieux de notre Rodgeur national. Le Bâlois, maladroit et nerveux au début de la rencontre, a gagné le premier set on ne sait pas trop comment, en profitant de son ascendant psychologique sur Berdych et en sauvant notamment deux balles de set. La suite ne fut qu'une formalité contre un Tchèque sans solution et touché moralement, comme toujours quand il affronte le Suisse... Rodgeur disputera donc une 43ème demi-finale en Grand Chelem (!) face à l'incroyable Chung. Attention à ne pas s'enflammer et à ne pas trop parler de boulevard... Même si tous les feux sont au vert, il faut se rappeler ici de l'US Open 2014 et, plus près de nous, du Masters 2017 où l'on avait presque déjà ouvert le champagne quand on a su que les trois autres demi-finalistes étaient Goffin, Dimitrov et Sock... Bref, on respire, on reste calme et on ne prend personne de haut, surtout pas Chung !        

20.1.18

Rien de fou sous le soleil...

Comme l'ont relevé plusieurs lecteurs, on s'ennuie ferme du côté de Melbourne Park pour l'instant. Le Happy Slam pourrait s'appeler le Boring Slam, même s'il faut reconnaître que c'est souvent le cas dans les premières semaines de Majeur. Les deux favoris Nadal et Federer se baladent tandis que Djokovic, qu'on peut aussi considérer comme l'un des principaux prétendants au titre, a eu très chaud au propre, mais pas au figuré... Et leur promenade de santé devrait se poursuivre car ce n'est ni Schwartzman, ni Fucsovics (c'est un bonbon contre la toux ?), ni Chung qui vont les faire trembler. 

Le tournoi est d'ailleurs passé à côté du premier vrai choc suite à l'élimination pitoyable d'Alexander Zverev. Dominé par ledit Chung qui affrontera le coton-tige au prochain tour, l'Allemand a une nouvelle fois déçu en Grand Chelem et a offert un bien triste spectacle dans la quatrième et, surtout, dans la dernière manche, perdue lamentablement 6-0 en n'ayant montré aucun signe de révolte. Aussi pathétique et affligeant que l'initiative «No Billag» (voilà, c'est dit, je voterai évidemment non à cette initiative et j'emmerde tous les initiants, le jeune UDC Jean-Philippe Gay-Fraret en tête), le numéro 4 mondial sort du tournoi par la toute petite porte et devra passer par une grosse remise en question. Et par quelques bonnes paires de baffes.

Bref, c'est facile, trop facile pour les favoris et celui qui a fait (un peu) le show en ce début de quinzaine n'est autre que l'enfant des lieux, le Gaël Monfils des Antipodes, le John McEnroe du très pauvre ou le bad-boy au QI d'un tournevis (je suis méchant avec les tournevis, je m'en excuse), j'ai nommé Nick Kyrgios. Le grand dadet a battu Tsonga au mental dans un match qui, s'il était allé jusqu'au cinquième set, aurait pu être dantesque. Mais voilà, le Kinder Bueno a réussi l'exploit de perdre les trois tie-breaks de manière assez incompréhensible, notamment celui du quatrième set où ses nerfs étaient aussi solides que ceux de Granit Xhaka au moment de tirer un pénalty. Résultat des courses, il n'y aura pas de tennisman français en deuxième semaine de Grand Chelem, une première depuis 2015. J'avais bien raison quand je disais fin novembre que les Bleus devaient fêter leur Coupe Davis comme jamais : l'avenir ne s'annonce pas radieux pour eux et ce n'est pas leur ««leader»» Lucas Pouille, sorti sans gloire au premier tour, qui va faire renaître le tennis tricolore de ses cendres... 

Un dernier mot sur notre Rodgeur national qui va bien, merci pour lui. Le Bâlois a donc balayé l'une de ses victimes préférées, Richard Gasquet, toujours aussi impuissant face au Maître. Il enchaîne les night-sessions comme les victoires en trois sets et semble très affûté. Bref, on se réjouit de la suite et on espère enfin vibrer un peu, à commencer par le huitième de finale entre Kyrgios et Dimitrov, Baby McEnroe vs Baby Federer (version Weight Watchers quand même), qui pourrait être le premier gros match du tournoi !

18.1.18

What the fuck ?

Mon premier post de l'année était très enthousiaste, le deuxième le sera un peu moins. La faute à une polémique inutile et débile et, aussi, à Belinda Bencic et Stan Wawrinka, lesquels ont complètement craqué contre deux joueurs aux références aussi sérieuses que la candidature de Jean Lassalle à la présidentielle française. Si la défaite du Vaudois est tout sauf catastrophique, tant il semble encore loin d'être à 100% physiquement, celle de la St-Galloise a beaucoup surpris. Et déçu. Malgré les conseils avisés du clan Federer, Belinda a pris une rouste contre une Thaïlandaise aussi improbable que serait un musée sur la peinture de la Renaissance au centre de Patong... Autant Belinda que Stan ont encore du pain sur la planche, des heures à suer sur les courts d'entraînement et à la salle de gym, et beaucoup de confiance à grappiller afin de retrouver leur meilleur niveau et leurs sensations. Courage à eux et surtout à Stanimal qui doit actuellement cogiter dans l'avion du retour ! On t'aime gamin.

Heureusement, Rodgeur est toujours là et a logiquement passé l'écueil Struff sans trembler, ou presque. Le Maître a connu une petite alerte au début du troisième set lorsqu'il a perdu son service, mais sans conséquence. Au sujet de ce match, je me dois de commenter le mini «scandale» de ce début de quinzaine. Tu l'as probablement suivi, ô fan de tennis que tu es et que je remercie d'être aussi fidèle sur ce blog, les organisateurs ont décidé de programmer le Federer Struff en night-session et de faire jouer le soi-disant «««choc»»» Djokovic – Monfils en milieu d'après-midi, en pleine canicule (le mercure affichait 40 degrés à l'ombre !). Et cette décision a fait grincer des dents dans le monde de la petite balle jaune, certains accusant Rodgeur d'être trop protégé... 

Alors là je ne comprends pas les gars, quel est le problème ?!? «What the fuck» comme ils diraient à Down Under ?!? Franchement, ça te fait rêver un match entre le génial Novak Djokobite, l'homme au charisme d'une paire de chaussettes Lacoste et au jeu aussi spectaculaire qu'un concert de triangles en 2ème enfantine, et le sublime Gaël Monfils, le clown le plus désarticulé du circuit dont la nonchalance n'a d'égal que la pauvreté du palmarès ? Ce choix est totalement justifié selon moi : alors que la légende, le mythe, le Dieu Federer dispute l'une des dernières saisons de sa carrière, qu'il est adulé de Melbourne à Kinshasa et qu'il est tenant du titre, je ne vois pas comment on peut polémiquer sur cette décision. Vraiment pas !

Même s'il affronte Struff, mon contrôleur fiscal ou ma femme de ménage, le Maître à lui seul sera toujours plus attrayant qu'un crouille Djokovic – Monfils ou que n'importe quelle autre affiche sur le circuit ! Et ceci aussi bien pour les spectateurs que pour les télévisions du monde entier... Bref, que les organisateurs continuent à programmer Federer à 21 heures et Djokonaze en milieu d'après-midi, ça l'obligera peut-être à perdre moins de temps au service...

Allez, je vous laisse les amis en notant juste que le haut du tableau ressemble toujours à Disneyland pour Rafa alors que le bas a perdu un certain David Goffin, l'un des hommes en forme de la fin de saison 2017. On se réjouit de la suite et des vrais chocs (pas le Djokovic – Monfils, donc...) !

16.1.18

Le premier coup d'éclat est signé Belinda !

C'est reparti les amis et, le moins que l'on puisse dire, c'est que tout se passe plutôt bien pour l'instant (enfin, à part un certain tirage au sort, j'y reviendrai...). L'année 2018 a démarré par une superbe victoire du duo Bencic – Federer à la Hopman Cup. Il y a eu beaucoup d'accolades, de sourires et de complicité entre les "Benderer" à Perth, et leur joie fut communicative et magnifique à voir. A contempler le central plein à craquer à chaque rencontre du binôme helvétique, avec plus de 14'000 personnes enthousiastes et colorées dans les tribunes, le constat est implacable : l'Australie est un pays de tennis, un vrai. Loin de la France par exemple, où les organisateurs de Roland Garros sont incapables de remplir leur Central avant les quarts de finale, voire les demis...

Les festivités se poursuivent cette semaine du côté de Melbourne avec le traditionnel Happy Slam, le tournoi qui nous avait offert tellement d'émotions l'année dernière. On signerait évidemment les yeux fermés pour un tel scénario ! Un Grand Chelem qui marque le retour à la compétition de Novak Djokovic et Stan Wawrinka après une pause de six mois. Pas de bol pour Roger Federer, ceux qui ont gagné toutes les éditions entre 2011 et 2016 ont été placés dans sa partie de tableau, au même titre que Zverev, Del Potro et Goffin... Bref, un tableau miné pour le Bâlois qui pourrait affronter Del Potro ou Goffin en quart avant une demi contre, au choix, Djokovic, Wawrinka ou Zverev.

Et Nadal, me diras-tu ? Ben c'est le Club Med, le camping des Flots Bleus ou les Champs-Élysées pour Popeye, avec comme principaux adversaires Cilic (ou Carreno...) en quart et Dimitrov (ou Tsonga...) en demi... Joyeux Noël en retard, Rafa ! En gros, le haut du tableau – celui de Nadal donc – c'est 17 tournois du Grand Chelem réunis tandis que celui du Rodg en comptabilise pas moins du double (35) ! Dire que le numéro 1 mondial a été béni des dieux, c'est comme affirmer que Yannick Buttet a une bite à la place du cerveau ou que Tony Chapron a autant de self-control qu'un videur sous ecstasy dans une boîte de Moscou...

Une fois n'est pas coutume, j'ai gardé le meilleur pour la fin afin de saluer la fantastique victoire de Belinda Bencic contre Venus Williams. La St-Galloise a frappé un très grand coup pour son retour au premier plan et pourrait bien faire un joli parcours en cet Open d'Australie où les feux sont au vert pour elle. Après avoir été adoubée par les Hingis mère et fille, qui sont à la stabilité ce que Céline Amaudruz est à la sobriété, Belinda peut compter sur le soutien du clan Federer, ce qui la propulse clairement dans une autre dimension. Un peu comme si ton conseiller financier passe de Jérôme Kerviel à Richard Branson... Allez les gars, bonne année à tous et puissent le soleil, Belinda et nos Suisses aux 22 titres du Grand Chelem continuer à briller aux Antipodes !